La mission

Social business : innover contre la pauvreté

Genèse du social business

L’ampleur des défis économiques, sociaux et environnementaux amène l’ensemble des acteurs de la société à s’interroger sur leur responsabilité. Aujourd’hui, les grandes entreprises ont compris qu’elles peuvent jouer un rôle dans la réduction de la pauvreté, de la précarité et de l’exclusion, mais quels sont les moyens d’action qu’elles mettent concrètement en œuvre ?

Le modèle innovant du social business séduit un nombre croissant de grandes entreprises dans le monde qui ont créé des joint-ventures pour lutter contre la pauvreté dans les pays du Sud.

Développé par Muhammad Yunus, prix Nobel de la Paix en 2006 pour la création de la Grameen Bank au Bengladesh, un social business est une entreprise sociale qui lutte contre la pauvreté. L’objectif principal est d’apporter une solution à une problématique sociétale en se fondant sur un modèle économique différent qui adopte une vision plus globale de la création de valeur et se veut plus juste et éthique. Atteindre un mieux-être social et maximiser son impact positif sur son écosystème reste important dans ce modèle.

Un social business ne verse pas de dividendes. Les profits sont entièrement réinvestis dans l’activité. Les investisseurs peuvent en revanche récupérer leur mise initiale.

Cette approche se différencie de celle du Bottom of the Pyramid (BoP). Cette dernière développe l’idée que la pauvreté et la subvention aux besoins du bas de la pyramide de Maslow est un immense marché auquel les entreprises devraient s’adresser pour se développer tout en luttant contre la pauvreté.

En incarnant un modèle alternatif viable, le social business agit comme un véritable vecteur de changement.

Pilier N°1

Le social business est une démarche pérenne et innovante largement utilisée par l’Action Tank pour lutter contre la pauvreté

 

Conditions d’implantation en France dès 2008

L’approche social business intéresse un nombre élevé de grands groupes français qui développent des initiatives pour mettre des biens et services essentiels à la portée des plus modestes ou bien s’inspirent de cette approche dans leur démarche de Responsabilité Sociétale d’Entreprise (RSE) tant en France que dans les pays en développement.

Nombre d’entreprises françaises s’impliquent et communiquent sur la teneur de leurs initiatives en matière de social business. Le potentiel souvent insoupçonné du secteur privé comme acteur du développement, de la lutte contre la pauvreté, la précarité et l’exclusion plaide pour la co-construction de modèles innovants de social business avec les entreprises, les ONG et les pouvoirs publics. Il est aussi une contribution aux réflexions conduites au plan français sur l’investissement à impact social.

Dans cette dynamique, la Chaire Social Business/Entreprise et Pauvreté d’HEC est créée en 2008 autour de trois entreprises françaises (Renault SA, Schneider Electric et Danone SA). Elle a pour mission de contribuer à une économie plus inclusive, créatrice de valeur économique et sociétale. Ses trois piliers sont l’enseignement, la recherche, mais aussi la co-construction de modèles innovants de social business avec les entreprises, la société civile et les pouvoirs publics dans le but de lutter contre la pauvreté, via l’Action Tank Entreprise et Pauvreté.

La chaire est co-présidée par le professeur Muhammad Yunus et Martin Hirsch, directeur général de l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris.

Le social business expliqué par le Pr. Yunus

L’Action Tank et le social business

Le modèle du social business est largement utilisé par l’Action Tank pour développer de nouveaux projets avec et au sein même des entreprises afin de répondre de manière pérenne à des problématiques de précarité, de pauvreté ou d’exclusion. Les projets portés et développés varient selon les thématiques.