En bref

L’enjeu

Le GRESEL (Groupe de Réflexion sur la Sécurité Electrique du Logement) estime que les installations électriques de près de la moitié des logements anciens, soit 7 millions de logements, ne répondent plus aujourd’hui aux règles élémentaires de sécurité. Par ailleurs, on estime que 50 000 incendies chaque année sont de source électrique, dont 18 000 liés aux installations électriques.

L’insécurité électrique est pourtant un sujet méconnu : les ménages ne savent pas évaluer le niveau de risque électrique chez eux, et, pour les ménages qui ont conscience d’un risque, ils perçoivent souvent cette dépense comme non prioritaire compte tenu du coût élevé que peut représenter une mise en sécurité électrique (en majorité entre 500 et 2000€, mais parfois jusqu’à 6000€ selon une étude Kantar de 2019).

La sécurité électrique, au même titre que le confort thermique et la maîtrise des factures énergétiques, concoure à une même problématique de confort dans le logement. Comment rendre plus accessible ces travaux essentiels pour un habitat sain ?

L’offre proposée

Il s’agit d’une offre inclusive de travaux de mise en sécurité électrique qui agit sur deux leviers pour faciliter l’accès à des travaux de qualité à des ménages à faibles revenus :

  • La diminution du coût des travaux grâce à la diminution du coût des équipements et de l’appareillage
  • L’amélioration de l’information des ménages sur le risque électrique et la mise en relation facilitée avec un électricien de confiance.

L’offre, centrée sur une sélection d’équipements Schneider Electric, fédère toute une chaîne de valeur : équipementier, distributeurs, installateurs (qui sont au contact des clients). L’offre cible des ménages modestes au sens des barèmes d’aide Anah, et qui ne sont pas engagés dans une démarche de rénovation globale pour le moment.

Les partenaires du programme

En savoir plus

Le GRESEL (Groupe de Réflexion sur la Sécurité Electrique du Logement) estime que les installations électriques de près de la moitié des logements anciens, soit 7 millions de logements, ne répondent plus aujourd’hui aux règles élémentaires de sécurité.

Par ailleurs, on estime que 50 000 incendies chaque année sont de source électrique, dont 18 000 liés aux installations électriques. L’insécurité électrique est pourtant un sujet méconnu : les ménages ne savent pas évaluer le niveau de risque électrique chez eux, et, pour les ménages qui ont conscience d’un risque, ils perçoivent souvent cette dépense comme non prioritaire compte tenu du coût élevé que peut représenter une mise en sécurité électrique (en majorité entre 500 et 2000€, mais parfois jusqu’à 6000€ selon une étude Kantar de 2019).

Une enquête-sensibilisation menée avec VoisinMalin auprès de plus de 250 ménages vivant dans le logement privé à Ris-Orangis (soutenue par le fonds FASE du Consuel et par la Fondation Schneider Electric), a ainsi révélé que

  • 34% des habitants n’ont pas une perception précise du risque électrique
  • 55% des logements présentent au moins 1 point d’insécurité
  • 46% des habitants ont déclaré avoir déjà effectué des travaux électriques eux-mêmes
  • 37% des habitants ont déclaré avoir déjà fait appel à un électricien… qui n’est en fait pas toujours un professionnel reconnu.

La sécurité électrique, au même titre que le confort thermique et la maîtrise des factures énergétiques, concoure à une même problématique de confort dans le logement. Comment rendre plus accessible ces travaux essentiels pour un habitat sain ?

Il s’agit d’une offre inclusive de travaux de mise en sécurité électrique qui agit sur deux leviers pour faciliter l’accès à des travaux de qualité à des ménages à faibles revenus :

  • La diminution du coût des travaux grâce à la diminution du coût des équipements et de l’appareillage
  • L’amélioration de l’information des ménages sur le risque électrique et la mise en relation facilitée avec un électricien de confiance.

L’offre, centrée sur une sélection d’équipements Schneider Electric, fédère toute une chaîne de valeur : équipementier, distributeurs, installateurs (qui sont au contact des clients). L’offre cible des ménages modestes au sens des barèmes d’aide Anah, et qui ne sont pas engagés dans une démarche de rénovation globale pour le moment.

Schneider Electric, porteur du projet accompagné par l’Action Tank, a construit cette offre (dont l’expérimentation est prévue en 2021) en partenariat avec REXEL, partenaire distributeur de l’offre auprès des électriciens, qui s’engage également pour faire baisser le coût de l’équipement.

Schneider Electric s’engage à diminuer le prix de vente des équipements au distributeur REXEL sur une sélection d’équipement, pour un chantier de mise en sécurité électrique identifié (ménage éligible à l’offre inclusive) ; et REXEL s’engage à pratiquer une marge très limitée sur cette sélection d’équipement, pour proposer un prix de vente à l’artisan très réduit. L’artisan électricien partenaire s’engage à reporter cette diminution du coût d’achat des équipements sur la facture des travaux de mise en sécurité électrique.

Ces efforts combinés devraient permettre environ -20% sur la facture finale de travaux, chiffre devant être confirmé par l’expérimentation de l’offre.

L’offre repose également sur des partenaires prescripteurs qui orientent les ménages chez lesquels une situation d’insécurité électrique est détectée vers l’offre. Ces prescripteurs sont des collectivités et des acteurs de l’amélioration de l’habitat privé, identifiant le besoin de développer l’offre sur le volet électrique spécifiquement.

L’expérimentation de l’offre inclusive a été lancée en avril 2021 sur 2 zones :

  • Roubaix
  • Beauvais

A Roubaix, c’est l’association GRAAL, opérateur du PIG de la Métropole Européenne de Lille, qui a été identifié pour orienter les ménages vers l’offre inclusive de mise en sécurité électrique. Pour ces travaux, il sera possible de mobiliser une aide propre à la MEL : l’aide Amelio+, qui peut financer 50% du coût des travaux de mise en sécurité électrique.

A Beauvais, c’est Citémétrie, opérateur du PIG de l’agglomération du Beauvaisis, qui a été identifié pour orienter les ménages vers l’offre inclusive de mise en sécurité électrique. Pour ces travaux, il sera possible de mobiliser une aide propre à l’agglomération du Beauvaisis, qui peut financer 50% du coût des travaux de mise en sécurité électrique.

Deux autres territoires sont à l’étude :

  • L’agglomération de Valence
  • L’agglomération de Compiègne, où est présent l’acteur Réseau Eco-Habitat, soutenu par la fondation Schneider Electric, qui pourra agir comme prescripteur.